LES FAITS
Bruxelles a officiellement décidé de mettre fin aux trottinettes électriques en libre-service sur son territoire à partir du 1er janvier 2027. Cette décision fait suite à un vote du gouvernement bruxellois le 11 juin 2026. Conséquence directe : des emplois sont menacés dans le secteur de la micromobilité. Les opérateurs comme Bolt et Dott, dont les licences expirent fin 2026, ne pourront pas les renouveler.
POURQUOI ÇA TE CONCERNE
Tu prenais une trottinette pour relier le métro à ta fac ou ton stage ? C’est terminé dès 2027. Mais au-delà de tes trajets, ce qui change aussi, c’est une option d’emploi accessible : ces petits boulots de chargeur ou de technicien de flotte étaient flexibles, sans diplôme requis, et souvent compatibles avec les études. Moins d’opérateurs à Bruxelles, c’est concrètement moins d’opportunités pour toi, et les entreprises du secteur regrettent cette décision, soulignant ses conséquences sur l’emploi.
LE CONTEXTE BELGE
Depuis leur arrivée à Bruxelles, les trottinettes en libre-service ont cumulé les problèmes : augmentation des accidents (666 personnes blessées en 2025, soit une hausse de 26% par rapport à 2024), engins abandonnés n’importe où, conflits avec les piétons et les personnes à mobilité réduite, et même leur utilisation à des fins criminelles. Les autorités bruxelloises ont longtemps tergiversé sur la façon d’encadrer ça. L’interdiction totale est l’option la plus radicale qu’elles pouvaient choisir. D’autres capitales européennes comme Paris, dès septembre 2023, et Madrid, dès octobre 2024, ont également choisi d’interdire les trottinettes en libre-service, et non de seulement les réguler, comme l’indiquait précédemment l’article.
CE QUI FAIT DÉBAT
Les défenseurs des travailleurs concernés estiment qu’on sacrifie des emplois sans vraie concertation sociale, et les opérateurs du secteur pointent une décision contre-productive qui risquerait de pousser les utilisateurs vers des trottinettes privées moins encadrées. Les partisans de l’interdiction répondent que les dangers pour les piétons et les PMR étaient réels et documentés, avec des chiffres d’accidents en hausse. La vraie question que tout le monde évite : pourquoi Bruxelles a choisi d’interdire plutôt que de réguler comme certaines de ses voisines l’avaient fait avant de passer à l’interdiction ? Et qui paie le prix de cette décision — les travailleurs, les usagers, ou les deux ?
POUR ALLER + LOIN
Lis l’article complet sur L’Avenir. Et pour comparer, regarde comment Paris a géré l’interdiction des trottinettes en libre-service en 2023 — et ce que ça a changé (ou pas) pour la mobilité.
Sources vérifiées
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