LES FAITS
Une délégation de Régions de France s’est rendue à Bruxelles pour travailler sur la mobilité européenne et internationale des jeunes, le 26 mars 2025. L’objectif : peser sur les politiques qui financent et organisent ces échanges. Concrètement, ce sont les programmes qui te permettent de partir étudier, te former ou faire du volontariat à l’étranger. Le programme Erasmus+ couvre ces domaines, incluant études, stages, volontariat et formation professionnelle.
POURQUOI ÇA TE CONCERNE
Tu veux partir en Erasmus, en Service Civique Européen ou en formation à l’étranger ? C’est à Bruxelles que ça se joue. Les Régions françaises veulent avoir leur mot à dire sur les budgets et les critères d’accès à ces programmes, comme en témoigne la mission de Régions de France en mars 2025. Résultat : les discussions actuelles peuvent influencer tes conditions de mobilité dès les prochains appels à candidatures, potentiellement dès 2025-2026, au sein de l’actuelle période de programmation Erasmus+ (2021-2027).
LE CONTEXTE BELGE
Bruxelles, c’est le siège des institutions européennes. C’est ici que les régions et les États viennent défendre leurs intérêts avant que les budgets soient votés. La mobilité des jeunes, c’est surtout financé par Erasmus+, le grand programme européen d’échanges dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport. Il couvre les études, les stages, le volontariat et la formation pro. En Belgique, la gestion de ces fonds est répartie par communauté linguistique. Pour les jeunes francophones (Fédération Wallonie-Bruxelles), l’Agence francophone pour l’éducation et la formation tout au long de la vie (AEF-Europe) gère les programmes liés à l’enseignement et à la formation, tandis que le Bureau International Jeunesse (BIJ) se concentre sur la politique européenne de la jeunesse et le soutien aux projets de jeunes à l’étranger.
CE QUI FAIT DÉBAT
Régions de France pousse pour que les régions aient plus de poids dans la gestion directe des fonds Erasmus+. Aujourd’hui, ce sont surtout les États nationaux qui pilotent ces budgets via les agences nationales. La Commission européenne, elle, défend le modèle actuel, qu’elle juge plus cohérent à l’échelle du continent. La question concrète : qui décide des critères pour sélectionner les jeunes qui partent ? L’État, la région, ou les deux ? Les Régions françaises estiment que la gestion nationale écrase les spécificités locales et que des territoires ruraux ou ultramarins auraient besoin de règles adaptées, pas d’un cadre unique.
POUR ALLER + LOIN
L’info vient de Régions de France, qui a publié un document « Les Régions au service de la mobilité européenne et internationale des jeunes » en juin 2024 et a mené une délégation à Bruxelles en mars 2025. Tu veux partir en mobilité ? Regarde du côté de l’Agence francophone pour l’éducation et la formation tout au long de la vie (AEF-Europe) et du Bureau International Jeunesse (BIJ) en Belgique pour les programmes ouverts aux jeunes de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Sources vérifiées
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