Passerelles Bachelier-Master : La Galère pour les Jeunes Bruxellois ?

LES FAITS

Imagine : tu sors d’un bachelier professionnalisant (type Haute École, par exemple en marketing ou en informatique de gestion) et tu veux continuer en master à l’université. Logique, non ? Eh bien, à Bruxelles et partout en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), ce n’est pas si simple ! Pour passer d’un bachelier professionnalisant à un master, il faut souvent faire une « année passerelle » (ou un programme de cours complémentaires). Ça peut représenter 30 à 60 crédits ECTS en plus, avant même d’entamer les 120 crédits du master. En gros, tu ajoutes une année d’études, voire plus, pour « rattraper » des matières jugées manquantes par l’université.

POURQUOI CA TE CONCERNE

Si tu es en bachelier professionnalisant à l’EPHEC, à l’HEFF ou à l’ISFSC par exemple, et que tu rêves d’un master à l’ULB ou l’UCLouvain Saint-Louis, cette passerelle, c’est ton chemin. Mais c’est aussi un obstacle. Ça rallonge tes études, ça coûte plus cher (une année de minerval en plus, sans compter les transports STIB et la vie quotidienne à Bruxelles), et ça peut être démotivant. Pour beaucoup de jeunes, surtout ceux qui doivent bosser à côté ou qui ont un budget serré, cette année supplémentaire peut être un frein majeur à la poursuite d’études supérieures. On parle souvent d’égalité des chances, mais là, ça crée une barrière concrète.

LE CONTEXTE BELGE

En FWB, le système est assez rigide. Les universités et les Hautes Écoles ont des programmes différents, et les passerelles sont censées harmoniser les niveaux. L’idée, c’est que les bacheliers professionnalisants sont plus axés sur la pratique, tandis que les bacheliers universitaires (et donc les masters) sont plus théoriques et de recherche. Le problème, c’est que la réalité du marché de l’emploi change. De plus en plus de métiers demandent une double compétence, pratique et théorique, et le master devient presque une norme. Les chiffres montrent que seulement une petite partie des diplômés de bachelier professionnalisant se lancent dans un master, et ces passerelles en sont une des raisons.

CE QUI FAIT DEBAT

Le débat est vif ! D’un côté, les universités défendent la qualité de leurs masters et estiment que ces passerelles sont nécessaires pour garantir un niveau homogène. Elles parlent de prérequis académiques indispensables. De l’autre, les Hautes Écoles et de nombreux étudiants militent pour des passerelles plus fluides, voire automatiques, surtout quand les domaines d’études sont très proches. Certains suggèrent d’intégrer des modules « passerelle » directement dans le cursus du bachelier professionnalisant, ou de reconnaître davantage les compétences acquises. Le ministre de l’Enseignement supérieur de la FWB est régulièrement interpellé sur le sujet, mais aucune réforme majeure n’a encore vu le jour pour simplifier drastiquement le processus.

POUR ALLER + LOIN

Si tu es concerné, le meilleur conseil, c’est d’anticiper. Renseigne-toi très tôt auprès des services d’admission des universités pour connaître les programmes de passerelle spécifiques à ton bachelier et au master que tu vises. Chaque cas est un peu différent. N’hésite pas à contacter les services d’orientation de ton établissement actuel et de l’université visée. Il existe aussi des forums étudiants où tu peux échanger des expériences. Et si tu te sens perdu, les CPAS à Bruxelles peuvent aussi t’orienter vers des aides ou des informations sur les études supérieures. L’objectif est de ne pas te laisser décourager par ce système complexe !

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