Trois fois plus d’avions sur Bruxelles : des habitants se battent

Trois fois plus d'avions sur Bruxelles : des habitants se battent

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LES FAITS

Un collectif de riverains bruxellois dénonce un triplement des vols sur une *nouvelle route aérienne* au-dessus de la capitale. En effet, sur la route RNP-07L (aussi appelée « route Crucke »), le nombre de vols a quasiment triplé entre le 1er juillet 2025 et le 1er juillet 2026, passant de 3 204 à 9 827 vols. Cela signifie que certains quartiers sont survolés par trois fois plus d’avions qu’auparavant. Ce collectif réclame une redistribution des routes aériennes pour ne plus concentrer les nuisances sur les mêmes zones.

POURQUOI ÇA TE CONCERNE

Tu vis à Bruxelles et tu dors mal ? Les avions en sont peut-être une cause directe. Le bruit des vols, surtout la nuit, perturbe le sommeil et augmente le stress. Des études le montrent : vivre sous un couloir aérien affecte la concentration et la santé à long terme, avec un risque accru de troubles du sommeil et de problèmes cardiovasculaires. Si rien ne change, certains quartiers continueront d’encaisser bien plus de passages que d’autres, en particulier les zones situées sous la trajectoire de vol 07L, qui affectent des dizaines de milliers de Bruxellois. Une inégalité qui dure depuis des années, sans solution fixée malgré les plaintes et les actions en justice.

LE CONTEXTE BELGE

Les routes aériennes, ce sont les chemins invisibles que les avions suivent pour décoller et atterrir à Brussels Airport (Zaventem). Le problème : elles ne sont pas réparties équitablement. Certains quartiers du nord et de l’est de Bruxelles subissent l’essentiel du trafic depuis des années, notamment depuis l’utilisation accrue de la piste 07L qui survole des zones densément peuplées. La Région bruxelloise et la Région flamande se renvoient la balle. Mais la gestion des vols commerciaux, y compris la fixation des trajectoires et le système d’utilisation des pistes, dépend du gouvernement fédéral, pas des Régions. Résultat : la situation reste complexe et les décisions tardent.

CE QUI FAIT DÉBAT

Le collectif exige une dispersion des vols pour que tous les quartiers partagent les nuisances. Leur argument : concentrer le trafic sur une seule zone, c’est une injustice environnementale. Des habitants ont déjà déposé des recours juridiques, et le gouvernement bruxellois a même introduit une action en cessation contre la nouvelle trajectoire d’atterrissage 07L en juin 2026. Le permis d’environnement de Brussels Airport a d’ailleurs été annulé en juillet 2025 par une instance flamande. Le gouvernement fédéral n’a pas tranché de manière définitive. Brussels Airport et certains acteurs économiques défendent les routes actuelles. Changer les trajectoires demande de longues négociations et risque, selon eux, de déplacer le problème vers d’autres communes, sans le résoudre. Bref, tout le monde s’accuse, personne ne bouge, et le débat est loin d’être clos.

POUR ALLER + LOIN

L’article complet est à lire sur DHnet, BX1 ou d’autres médias belges qui couvrent le dossier du survol de Bruxelles. Tu peux aussi chercher le collectif de riverains bruxellois, comme Free Air 4 Brussels ou l’UBCNA-BUTV, actif sur ce dossier pour suivre leurs actions en direct et te tenir informé des dernières évolutions.


Sources vérifiées


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