300 vols en deux jours : Schaerbeek attaque en justice

300 vols en deux jours : Schaerbeek attaque en justice

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LES FAITS

Plus de 300 avions ont survolé Schaerbeek en seulement deux jours en avril 2026. Face à cette situation, la commune a décidé de réagir : elle va introduire une action en justice en cessation environnementale contre l’État belge pour forcer une redistribution des routes aériennes au-dessus de Bruxelles. Schaerbeek est la troisième commune bruxelloise, après Koekelberg et Molenbeek-Saint-Jean, à engager une telle procédure concernant l’utilisation intensive de la route d’atterrissage RNP 07L.

POURQUOI ÇA TE CONCERNE

Tu vis à Schaerbeek ou dans une commune voisine ? Tu entends les avions passer en boucle, surtout tôt le matin ou tard le soir. Ce bruit constant perturbe le sommeil et augmente le stress, c’est documenté. La commune de Schaerbeek est l’une des plus touchées par ces nuisances sonores. Si la justice donne raison à Schaerbeek, les routes aériennes pourraient changer concrètement au-dessus de ta tête, réduisant ainsi les nuisances pour des dizaines de milliers d’habitants.

LE CONTEXTE BELGE

Les routes aériennes, ce sont les trajets que les avions suivent pour décoller ou atterrir à Brussels Airport. C’est Skeyes, l’entreprise publique autonome belge, qui assure le contrôle du trafic aérien et gère ces routes pour garantir la sécurité et l’efficacité du trafic. Problème : ces routes ne sont pas réparties équitablement. Schaerbeek et d’autres communes densément peuplées dénoncent une concentration excessive des survols. Des recours en justice ont déjà eu lieu par le passé concernant les nuisances sonores des avions à Bruxelles, avec des décisions de justice qui ont souligné l’obligation d’appliquer un cadre légal précis.

CE QUI FAIT DÉBAT

Les responsables de Schaerbeek sont clairs : le dialogue n’a rien changé, seule la justice peut forcer une vraie répartition des nuisances. Skeyes, de son côté, défend ses choix en invoquant des contraintes techniques et des impératifs de sécurité. Brussels Airport ajoute que le trafic aérien est essentiel à l’économie belge, contribuant à hauteur de milliards d’euros au PIB et générant des dizaines de milliers d’emplois. Bref, deux logiques s’affrontent : la santé des habitants d’un côté, la gestion du ciel et l’économie de l’autre. Ce bras de fer dure depuis des années sans solution durable, les communes appelant à des mesures structurelles et à une application stricte des normes existantes.

POUR ALLER + LOIN

Source : La DH / DHnet


Sources vérifiées


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