LES FAITS
La commune de Saint-Gilles a bien mis en place un cadre pour sa fiscalité sur le co-living. Ce type d’habitat — où plusieurs personnes louent ensemble un grand logement divisé en chambres privées avec espaces communs — est dans le viseur des autorités communales. L’objectif affiché est de mieux réguler un marché en pleine effervescence dans le quartier, avec un règlement-taxe applicable jusqu’à fin 2026.
POURQUOI ÇA TE CONCERNE
Le co-living, c’est souvent ta solution quand tu cherches un logement flexible à Bruxelles avec un budget maîtrisé. Le souci, c’est que certains opérateurs rachètent des immeubles entiers, les transforment en chambres et affichent des prix souvent bien au-dessus d’une coloc classique. À Etterbeek par exemple, les loyers en co-living sont annoncés comme étant 15 % plus élevés que sur le marché traditionnel. Cela peut contribuer à faire grimper les loyers du quartier, et c’est toi — jeune ou petit revenu — qui peux te retrouver encore plus à la porte.
LE CONTEXTE BELGE
Bruxelles est clairement l’une des villes où le co-living a connu une croissance fulgurante en Belgique, le nombre d’unités ayant doublé entre 2021 et 2023. Des opérateurs privés te proposent des chambres clés en main — avec wifi, ménage et une vie de communauté inclus — mais à des tarifs qui peuvent être plus élevés qu’une coloc traditionnelle. Face à cette tendance, plusieurs communes bruxelloises, comme Bruxelles-Ville, Etterbeek, Ixelles et Saint-Gilles, ont introduit des taxes spécifiques ou exigent des permis d’urbanisme pour encadrer ce modèle. D’ailleurs, le gouvernement bruxellois a décidé de soumettre les espaces de co-living à un permis d’urbanisme et à un agrément, marquant un tournant réglementaire pour le secteur.
CE QUI FAIT DÉBAT
Les partisans du co-living affirment que ça répond à une vraie demande de flexibilité, de simplicité administrative et de lien social garanti, notamment pour les jeunes actifs et les expatriés. À l’inverse, des associations de locataires et des élus locaux alertent sur la pression que ce phénomène exerce sur le marché du logement et le risque de spéculation. Une étude indépendante (IDEA Consult, présentée fin 2025) a tempéré l’impact global du co-living sur les prix de l’immobilier à l’échelle régionale, tout en reconnaissant une concentration dans certains quartiers et la nécessité d’une supervision pour limiter des effets négatifs potentiels comme la gentrification. La question reste ouverte : taxer plus fortement ces structures est-ce vraiment la meilleure solution pour protéger l’accès au logement, ou cela risque-t-il juste de faire fuir les investisseurs sans s’attaquer au problème de fond ?
POUR ALLER + LOIN
L’article complet sur la décision de Saint-Gilles et les réactions est à lire sur DHnet.
Sources vérifiées
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