Proxénétisme ado à BXL : bien plus de victimes qu’on croit

LES FAITS

Child Focus vient de publier une étude sur le proxénétisme impliquant des ados à Bruxelles. Résultat : les victimes ne sont pas uniquement des jeunes déjà suivis par les services d’aide à la jeunesse. D’autres profils, bien moins visibles, sont aussi dans le viseur des proxénètes. Le phénomène est donc plus large qu’on ne pensait.

POURQUOI ÇA TE CONCERNE

Les proxénètes qui ciblent des ados ne cherchent pas forcément des jeunes en galère depuis longtemps. Ils peuvent s’en prendre à n’importe qui dans ton entourage — ou à toi. Savoir que ça existe autour de toi, c’est déjà une première protection.

LE CONTEXTE BELGE

Child Focus est l’organisation belge de référence pour les enfants disparus ou victimes d’exploitation sexuelle. En Belgique, l’exploitation sexuelle de mineurs est punie de 1 à 5 ans de prison, et jusqu’à 10 ans si la victime a moins de 16 ans (Code pénal, art. 433quater). Bruxelles, avec ses inégalités sociales marquées, est une des villes les plus exposées à ce type de trafic. Beaucoup de victimes ne parlent pas, ce qui rend les chiffres réels difficiles à estimer.

CE QUI FAIT DÉBAT

Jusqu’ici, les politiques de prévention visaient surtout les jeunes déjà suivis par l’aide à la jeunesse, considérés comme les plus vulnérables. Cette étude remet ça en question : en ciblant uniquement ce public, on laisse d’autres victimes sans filet. Comment repenser la prévention pour toucher tout le monde, pas seulement ceux qu’on a déjà dans le radar ? C’est la question que soulève Child Focus — sans y répondre totalement.

POUR ALLER + LOIN

L’étude complète est disponible sur le site de Child Focus. Si toi ou quelqu’un que tu connais est en danger, appelle le 116 000 (Child Focus, gratuit, 24h/24) ou le 0800 20 000 (Télé-Accueil, écoute anonyme et gratuite).