Doubler son année à la fac : la fin du monde ou un nouveau départ ?

LES FAITS

Alors, tu as doublé ton année, ou tu es sur le point de le faire. En gros, ça veut dire que tu n’as pas réussi à valider assez de crédits ECTS pour passer à l’année supérieure. En Fédération Wallonie-Bruxelles, la règle est claire : si tu as moins de 60% de tes crédits (donc moins de 36 crédits sur 60) après deux inscriptions dans le même cycle (bac 1, bac 2, etc.), tu ne peux pas te réinscrire dans cette même formation l’année suivante. C’est le fameux décret Paysage. Pour beaucoup, c’est un coup dur, mais c’est aussi une réalité pour pas mal d’étudiants, surtout en première année. À l’ULB ou à l’UCLouvain Saint-Louis, les taux d’échec en première année de certaines filières peuvent frôler les 50-60%, c’est pas rien !

POURQUOI CA TE CONCERNE

Doubler, ça a des conséquences directes. D’abord, le coût : tu vas payer une inscription supplémentaire (environ 835€ pour une année complète en FWB si tu n’as pas de bourse). Si tu es boursier, tes conditions peuvent changer. Ensuite, ton statut d’étudiant : tu restes étudiant, mais tu dois te réorganiser. Ça peut aussi impacter tes allocations familiales si tu dépasses un certain âge ou si le nombre de crédits validés est trop faible. Et puis, il y a le moral. C’est normal de se sentir déçu, voire de douter. Mais dis-toi que ce n’est pas la fin du monde. Beaucoup de pros ont eu des parcours sinueux.

LE CONTEXTE BELGE

Le système éducatif belge, avec le décret Paysage, met la pression sur la réussite rapide. L’idée, c’est de limiter les « étudiants éternels » et d’optimiser les ressources. Cependant, cette pression peut être difficile à gérer, surtout quand tu sors du secondaire et que tu découvres l’autonomie de l’université. Les études supérieures à Bruxelles sont exigeantes. La STIB propose des réductions pour les étudiants, mais une année en plus, c’est aussi un an de plus à jongler avec le loyer, les courses, et les sorties sur la Place Flagey.

CE QUI FAIT DEBAT

Le décret Paysage est souvent critiqué pour sa rigidité. Certains estiment qu’il ne prend pas assez en compte les difficultés d’adaptation, les problèmes personnels ou les réorientations. Est-ce qu’il faudrait plus de flexibilité, surtout en bac 1 ? Le débat est là. D’un côté, la volonté d’efficacité et de bonne gestion des deniers publics. De l’autre, le droit à l’erreur et à la découverte de son chemin. Des assos étudiantes comme la FEF (Fédération des Étudiants Francophones) militent pour des aménagements, notamment pour les étudiants en situation de précarité ou avec des besoins spécifiques.

POUR ALLER + LOIN

Si tu doubles, plusieurs options s’offrent à toi. Tu peux retenter la même formation en te remettant en question sur ta méthode de travail ou ton choix initial. Tu peux aussi envisager une réorientation : une autre filière, une haute école (qui a souvent une approche plus professionnalisante), ou même une formation au Forem ou chez Actiris. N’hésite pas à contacter le service d’aide à la réussite de ton institution, le CPAS de ta commune si tu as des soucis financiers, ou des centres d’orientation comme le SIEP. Parler à des professionnels, ça aide énormément à y voir plus clair et à rebondir. Ce n’est qu’une étape, pas un échec définitif !

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