LES FAITS
Le 31 janvier 2020, le Royaume-Uni quittait officiellement l’Union Européenne. C’était le Brexit. Après une période de transition, les nouvelles règles sont entrées en vigueur le 1er janvier 2021. Dix ans après le vote initial (juin 2016), on voit mieux les conséquences. Fini la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux comme avant. Concrètement, ça veut dire des contrôles douaniers, des formalités pour travailler ou étudier, et une frontière plus marquée entre le continent et l’île.
POURQUOI CA TE CONCERNE
Si tu rêvais d’un stage à Londres ou d’un week-end shopping à Manchester sans prise de tête, c’est plus compliqué. Pour un séjour de plus de 6 mois, il te faut un visa. De plus, à partir du 2 avril 2025, si tu es citoyen de l’UE, tu auras besoin d’une autorisation de voyage électronique (ETA) pour des séjours de moins de 6 mois, que ce soit pour le tourisme, les affaires ou les études. Cette autorisation coûte entre 10£ et 16£ et est valable deux ans. Pour travailler, c’est aussi un visa et souvent un « sponsor » (une entreprise qui prouve qu’elle a besoin de toi). Les universités britanniques sont aussi devenues plus chères pour les étudiants européens. Avant le Brexit, un étudiant belge payait environ 9 250£ par an, maintenant c’est souvent entre 11 400£ et 38 000£ par an pour une licence, avec une moyenne d’environ 22 200£, et entre 9 000£ et 30 000£ pour un master. Et même pour les achats en ligne depuis le Royaume-Uni vers la Belgique, tu peux avoir des frais de douane et la TVA belge à payer en plus à la réception, surtout si la valeur des marchandises est supérieure à 150 euros. Des frais administratifs peuvent aussi être facturés par le transporteur.
LE CONTEXTE BELGE
La Belgique, en tant que voisin direct et membre fondateur de l’UE, a été pas mal impactée. Nos entreprises exportaient beaucoup vers le Royaume-Uni. La part du Royaume-Uni dans les exportations belges de biens s’est même accrue en 2024 pour la deuxième année consécutive. Le port d’Anvers, par exemple, a dû s’adapter aux nouvelles formalités. Et Bruxelles, capitale de l’Europe, a vu pas mal d’agences et de professionnels quitter Londres pour s’installer ici, renforçant son rôle de hub européen. Ça a créé des opportunités, notamment dans le secteur des services financiers et juridiques.
CE QUI FAIT DEBAT
Le débat tourne toujours autour des bénéfices réels du Brexit pour le Royaume-Uni. Les pro-Brexit mettaient en avant la souveraineté retrouvée et la possibilité de faire leurs propres lois. Mais l’économie britannique a eu du mal à redémarrer, avec une inflation élevée et une croissance faible. Le « deal » commercial signé entre l’UE et le RU est jugé insuffisant par beaucoup. Et la question de l’Irlande du Nord, avec sa frontière terrestre avec l’Irlande (membre de l’UE), reste une source de tensions politiques et économiques importantes. Le Cadre de Windsor, introduit en février 2023, a modifié en profondeur le Protocole sur l’Irlande du Nord pour tenter de résoudre ces difficultés.
POUR ALLER + LOIN
Pour mieux comprendre, jette un œil aux rapports de la Commission Européenne sur l’impact du Brexit, ou suis les analyses de think tank.
Sources vérifiées
- prefectures-regions.gouv.fr
- wikipedia.org
- wikipedia.org
- lne.fr
- zonebourse.com
- parliament.uk
