LES FAITS
À Bruxelles, l’engagement bénévole, c’est une réalité pour des milliers de personnes. Selon les dernières études, près de 15% des Bruxellois de 18 à 30 ans déclarent avoir fait du bénévolat au moins une fois l’année passée. C’est un peu moins que la moyenne nationale (autour de 20%) mais ça reste énorme ! Les secteurs sont variés : aide aux devoirs, maraudes pour les sans-abris, événements culturels, protection de l’environnement ou soutien aux personnes âgées. Des assos comme Les Petits Riens, la Croix-Rouge de Belgique ou des structures plus locales comme le CPAS de Saint-Gilles dépendent de cette énergie. Rien que pour la STIB, des bénévoles sont parfois mobilisés lors de grands événements pour orienter le public, sans parler des associations sportives ou culturelles qui tournent grâce à vous.
POURQUOI CA TE CONCERNE
Tu te dis que c’est pour les autres ? Détrompe-toi ! Le bénévolat, c’est un mega boost pour ton CV. Ça montre que tu as des compétences concrètes (organisation, communication, gestion de projet), que tu es motivé et que tu as un esprit d’initiative. En plus, c’est une occasion en or de rencontrer des gens cools, de te faire un réseau et de découvrir des facettes de Bruxelles que tu ne soupçonnes pas. Tu peux aussi valider des crédits ECTS dans certaines universités de la FWB si ton engagement est lié à ton cursus, ou tout simplement trouver un sens à ton quotidien en contribuant concrètement à ta ville. Et soyons honnêtes, ça fait du bien de se sentir utile !
LE CONTEXTE BELGE
En Belgique, le bénévolat est bien encadré. Il y a une loi spécifique qui protège les bénévoles (assurance, remboursement de frais). La Fédération Wallonie-Bruxelles encourage pas mal les initiatives jeunes via des appels à projets ou des subventions pour les associations. Des plateformes comme « Je Bénévole » ou « Bénévolat.be » centralisent les offres. On est loin du bénévolat « sauvage » : tout est fait pour que ton expérience soit positive et sécurisée. Par contre, on note une légère baisse de l’engagement régulier chez les jeunes, qui préfèrent souvent des actions ponctuelles, ce qui pose un défi aux associations qui cherchent de la stabilité.
CE QUI FAIT DEBAT
Le débat, c’est souvent la ligne fine entre bénévolat et travail non rémunéré. Certains craignent que le bénévolat ne devienne une excuse pour ne pas créer d’emplois, surtout dans des secteurs comme l’événementiel ou l’aide sociale. La question de la professionnalisation est aussi sur la table : faut-il former davantage les bénévoles ? Est-ce que ça ne dénature pas l’esprit même du don de soi ? À Bruxelles, avec le taux de chômage des jeunes, on entend parfois que s’engager bénévolement serait « exploiter » des jeunes qui devraient plutôt trouver un emploi rémunéré. C’est une vision, mais beaucoup pensent que l’un n’empêche pas l’autre, et que le bénévolat est une porte d’entrée vers l’emploi.
POUR ALLER + LOIN
Envie de te lancer ? Plusieurs pistes s’offrent à toi. Le site de la plateforme « Bruxelles en Benevolat » est une mine d’or pour trouver des missions. Tu peux aussi contacter directement le service jeunesse de ta commune (par exemple, le service jeunesse de la Ville de Bruxelles ou de Molenbeek) qui a souvent des listes d’associations locales. Les maisons de jeunes sont aussi de super points de contact. N’hésite pas à participer aux Journées du Bénévolat qui ont lieu chaque année pour rencontrer les associations. Et si tu as une idée qui te trotte en tête, pourquoi ne pas créer ta propre initiative ? C’est ça aussi, l’engagement à Bruxelles !

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