LES FAITS
Partir étudier à l’étranger (Erasmus, stage, échange, master, etc.) peut te coûter cher (logement, transport, vie sur place), mais il existe en Belgique des bourses et aides de mobilité internationale pour t’aider à financer ton projet.[7]
En Fédération Wallonie-Bruxelles, tu peux par exemple bénéficier d’une bourse Erasmus+ pour un séjour d’études ou de stage à l’étranger, entre 2 et 12 mois par cycle d’études (bachelier, master).[2]
Pour les séjours Erasmus+ études, la bourse mensuelle est actuellement comprise entre 200€ et 300€ par mois pour les étudiants non boursiers, et entre 400€ et 500€ par mois pour les étudiants boursiers, selon le pays de destination.[2]
Il existe aussi des bourses d’études de la Fédération Wallonie-Bruxelles (allocations d’études) qui peuvent être maintenues ou utilisées pour des études supérieures suivies dans un autre État membre de l’Union européenne ou hors UE, si les études à l’étranger respectent les conditions fixées par la FWB.[4]
En plus d’Erasmus+, tu peux trouver des bourses de mobilité via des fonds spécifiques (comme le Fonds d’Aide à la Mobilité Étudiante – FAME – pour les étudiants de l’enseignement supérieur de la FWB) et via des fondations privées (Rotary, etc.).[4]
POURQUOI ÇA TE CONCERNE
Si tu as entre 16 et 25 ans et que tu es étudiant-e ou futur étudiant-e en Belgique, ces dispositifs peuvent te permettre de partir étudier ou faire un stage à l’étranger sans exploser ton budget et sans dépendre uniquement de tes parents.
Le programme Erasmus+ est ouvert aux jeunes de 13 à 30 ans pour différents types de projets (études, stages, volontariat, formation), ce qui couvre la grande majorité des étudiant-es du supérieur.[3]
Une expérience d’études ou de stage à l’étranger te permet de améliorer tes compétences linguistiques, de développer ton autonomie, de rencontrer des étudiant-es du monde entier et de renforcer ton CV, ce qui est généralement valorisé par les employeurs.
Connaître l’existence des bourses (Erasmus+, allocations d’études, fonds de mobilité, fondations) te permet de oser viser des universités et programmes à l’étranger sans te limiter uniquement à ce que tu peux financer par toi-même.
LE CONTEXTE BELGE
En Fédération Wallonie-Bruxelles, l’ARES (Académie de Recherche et d’Enseignement supérieur) et le ministère de la FWB coordonnent divers programmes de mobilité internationale et publient un Guide des bourses de Wallonie-Bruxelles où sont regroupées les aides pour partir à l’étranger.[7]
Le programme Erasmus+ permet aux étudiants de l’enseignement supérieur de suivre une partie de leurs études à l’étranger (2 à 12 mois par cycle), avec une bourse mensuelle spécifique selon le pays et le statut boursier.[2]
Si tu es étudiant-e belge ou assimilé-e et que tu entres dans les conditions pour obtenir une allocation d’études de la FWB, tu peux dans certains cas garder cette aide pour suivre des études supérieures dans un autre pays de l’UE ou hors UE, à condition que les études soient reconnues comme études de plein exercice et mènent à un diplôme équivalent à un bachelier ou un master délivré en FWB.[4]
Pour les études suivies hors Union européenne, il y a une condition supplémentaire: les études ne peuvent pas être organisées par un établissement d’enseignement supérieur de plein exercice reconnu par la FWB (il doit s’agir d’un établissement local du pays où tu étudies).[4]
En plus des dispositifs de la FWB, certaines universités et hautes écoles en Belgique disposent de leurs propres fonds ou partenariats internationaux qui peuvent inclure des aides financières ou des exonérations de frais, mais les montants et conditions varient d’un établissement à l’autre (il faut te renseigner directement auprès de ton institution).
CE QUI FAIT DÉBAT
Un point qui fait débat, c’est que le montant des bourses Erasmus+ et des autres aides couvre rarement l’ensemble des coûts d’un séjour à l’étranger (logement, transports, assurance, vie quotidienne). Beaucoup de jeunes doivent compléter avec un job étudiant, l’aide familiale ou des économies.
Autre enjeu: l’accessibilité réelle de la mobilité internationale pour les jeunes issus de milieux moins favorisés. Même avec les bourses, partir à l’étranger reste plus compliqué pour ceux qui ont peu de ressources, ce qui pose des questions d’égalité d’accès et de démocratisation des séjours à l’étranger.
Enfin, la complexité des informations (multiples dispositifs, conditions différentes selon la région, le type d’études, le pays, le statut boursier) peut décourager certains étudiants, alors qu’il existe des services d’information jeunesse et des services mobilité dans les universités pour les aider à s’y retrouver.
POUR ALLER + LOIN
Si tu veux partir à l’étranger, commence par contacter le service des relations internationales ou le service social de ton université/haute école: ils peuvent t’expliquer les bourses disponibles (Erasmus+, FAME, fonds internes, etc.) et vérifier si tu peux garder ton allocation d’études de la FWB.[4]
Tu peux aussi prendre rendez-vous avec un service d’information jeunesse à Bruxelles (par exemple Info-Jeunes Bruxelles ou le Bureau International de la Jeunesse) pour faire le point sur les programmes Erasmus+, les bourses et les différentes formes de mobilité (études, stage, volontariat).[3]
Le Guide des bourses de Wallonie-Bruxelles recensé par la FWB est une ressource clé pour repérer les dispositifs de mobilité internationale et les bourses selon ton profil et ton niveau d’études.[7]
Enfin, pense aussi aux fondations privées et organisations (comme certaines fondations, Rotary, etc.) qui proposent des aides complémentaires pour des projets d’études ou de stages à l’étranger, souvent sur base d’un projet solide et motivé.[4]

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