1 pont sur 5 en mauvais état à Bruxelles : c’est quoi le risque

1 pont sur 5 en mauvais état à Bruxelles : c'est quoi le risque

Écrit par

dans

LES FAITS

Les infrastructures bruxelloises, dont de nombreux ponts, montrent des signes de vieillissement : structures fissurées ou corrodées, et un entretien qui ne suit pas toujours le rythme nécessaire. Les gestionnaires du réseau tirent la sonnette d’alarme, soulignant que plus les travaux sont reportés, plus ils deviennent coûteux et complexes. De nombreux ouvrages d’art en Région bruxelloise ont été construits pour permettre le croisement de flux de circulation ou le franchissement d’obstacles.

POURQUOI ÇA TE CONCERNE

Tu traverses des ponts chaque jour, à pied, en vélo, en tram ou en bus. Un pont dégradé, c’est d’abord des restrictions : charges limitées, voies fermées, déviations. Si les rénovations tardent, certains ponts pourraient être partiellement ou totalement fermés dans les prochaines années, comme ce fut le cas pour le pont du Jubilé dont la rénovation a nécessité une fermeture à la circulation automobile pour un an à partir de décembre 2024. Résultat : des trajets rallongés et des chantiers qui s’éternisent, impactant directement ta mobilité et ton temps.

LE CONTEXTE BELGE

En Belgique, les infrastructures routières sont gérées par région. À Bruxelles, c’est Bruxelles Mobilité qui s’occupe des routes et des ponts. Pendant des années, l’entretien préventif — réparer avant que ça casse — n’a pas toujours été la priorité, ce qui a permis au retard de s’accumuler. Rénover un pont très abîmé coûte bien plus cher que l’entretenir régulièrement. Une étude récente datant de début 2025 estime que ne pas réaliser les travaux nécessaires d’entretien des ponts coûte, en moyenne, près de 9 fois plus cher que de les effectuer. De plus, un report des travaux d’une décennie peut multiplier l’investissement budgétaire par trois.

CE QUI FAIT DÉBAT

Les ingénieurs en infrastructure sont clairs : il faut budgétiser les rénovations maintenant, pas dans dix ans. Chaque année de délai aggrave l’état des structures et fait exploser la facture finale. Sauf que le gouvernement bruxellois est sous pression financière. Elke Van den Brandt, l’actuelle Ministre bruxelloise de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière, est activement impliquée dans la recherche de solutions de financement. En mars 2026, des discussions budgétaires ont fait état d’une enveloppe annuelle supplémentaire de 40 millions d’euros pour le réaménagement des voiries régionales et de l’espace public, ainsi que de 50 millions d’euros par an alloués via le fonds fédéral Beliris, spécifiquement pour la sécurité et l’entretien des ponts, viaducs et tunnels. Le GRACQ, l’association des cyclistes francophones, pointe quant à lui les dangers concrets pour les usagers vulnérables sur des ponts mal entretenus, mentionnant des revêtements abîmés, des garde-corps défaillants ou une mauvaise visibilité. La question reste entière : où trouver l’argent, et quels ponts prioriser en premier ?

POUR ALLER + LOIN

L’article complet est à lire sur DHnet. Pour suivre l’état du réseau bruxellois et les chantiers en cours et prévus (comme le remplacement des ponts de la Petite Île ou le réaménagement de la Place Sainctelette prévu jusqu’à la mi-2027), le site de Bruxelles Mobilité est une ressource utile.


Sources vérifiées


À lire aussi