LES FAITS
Tu sais, six usagers de l’autopartage sur dix ont abandonné leur voiture perso après être passés aux véhicules partagés à Bruxelles. C’est ce que révèle une étude de Bruxelles Mobilité relayée, entre autres, par la RTBF en février 2026. Pour être précis, parmi les utilisateurs combinant les services Cambio et Poppy, près de 60% ont complètement renoncé à posséder une voiture. Partager une voiture, ça change les habitudes pour de bon !
Les opérateurs actifs à Bruxelles, comme Cambio ou les services de free-floating (ceux sans station fixe), voient leur nombre d’abonnés augmenter régulièrement. La capitale a d’ailleurs connu une augmentation de 265% des voitures partagées depuis 2020. Plus de 50 000 Bruxellois utilisent régulièrement une voiture partagée, un chiffre qui a triplé depuis 2021. Cette tendance est renforcée par les politiques de mobilité comme le Plan Good Move, qui vise à réduire le trafic automobile et à améliorer la qualité de l’air.
POURQUOI ÇA TE CONCERNE
Moins de voitures en circulation, ça veut dire moins de galères pour traverser la ville à vélo ou à pied. Concrètement, une place de parking libérée peut devenir une piste cyclable ou un banc public. Pour toi, l’autopartage peut carrément remplacer l’achat d’une voiture — et te faire économiser plusieurs milliers d’euros par an. Un abonnement de base chez Cambio, par exemple, démarre à partir de 3 € par mois pour le tarif « Start » ou 9 € par mois pour le tarif « Campus » (qui inclut un Safety Pack). Ces prix comprennent généralement le carburant, l’entretien, le stationnement et l’assurance (avec une franchise réduite).
LE CONTEXTE BELGE
En Belgique, Bruxelles est LA ville où l’autopartage est le plus développé. En 2024, 43% des voitures partagées du pays étaient à Bruxelles. La Région de Bruxelles-Capitale soutient financièrement le développement de l’autopartage depuis 2002 et encourage activement ce mode de transport, notamment via la prime Bruxell’Air qui peut être utilisée pour l’autopartage.
La Région impose aussi aux nouveaux projets immobiliers d’intégrer des places dédiées à l’autopartage. Le free-floating (ces voitures sans station fixe que tu prends et déposes n’importe où dans une zone) a fait son apparition à Bruxelles dès 2016 avec des opérateurs comme Zipcar et DriveNow. Si certains ont quitté le marché, de nouveaux acteurs comme Poppy (arrivé à Bruxelles en 2018 après Anvers) et Green Mobility (en 2020) ont renforcé l’offre, faisant de Bruxelles un leader européen en la matière.
CE QUI FAIT DÉBAT
Les associations de riverains soulignent que les véhicules en free-floating sont parfois mal garés et encombrent les trottoirs, notamment les trottinettes partagées. Bruxelles Mobilité, l’institution qui gère les déplacements dans la capitale, reconnaît cette problématique et a renforcé les conditions d’agrément pour les opérateurs. Elle a d’ailleurs mis en place plus de 2 200 « dropzones » pour mieux gérer le stationnement des véhicules partagés en libre-service en 2025.
Autre question qui divise : l’autopartage profite-t-il vraiment à tout le monde ? Des collectifs comme le GRACQ et l’IEB ont déjà fait remarquer que les quartiers populaires en périphérie sont souvent moins bien couverts que le centre (le pentagone) ou les communes plus aisées. Pour y remédier, des initiatives comme le Green Deal « Inclusive Car-sharing » visent à rendre l’autopartage accessible à tous les Bruxellois, quels que soient leurs besoins spécifiques. Bref, le système existe, mais il ne touche pas encore la ville de façon égale.
POUR ALLER + LOIN
Tu veux tester ? Le site de Cambio permet de s’inscrire en quelques minutes.
Sources vérifiées
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