LES FAITS
Rachid Mahdaoui a annoncé sa démission du conseil communal de Molenbeek. Son verdict après son mandat : les structures sont tellement verrouillées qu’il est quasi impossible d’y changer quoi que ce soit concrètement. Une sortie cash qui fait du bruit dans la commune.
POURQUOI ÇA TE CONCERNE
T’as déjà eu l’impression que la politique, c’est un club fermé où les décisions se prennent toujours entre les mêmes ? C’est exactement ce que dénonce Mahdaoui. Les conseillers communaux votent sur des trucs très concrets qui te touchent directement : les pistes cyclables, les maisons de jeunes, les aides sociales. Quand quelqu’un claque la porte en disant que rien n’est possible, ça mérite qu’on creuse.
LE CONTEXTE BELGE
Molenbeek est une des communes les plus peuplées et les plus jeunes de Bruxelles, avec une population dont près de 40 % a moins de 25 ans. Comme dans beaucoup de communes belges, le conseil y est dominé par des partis installés depuis des décennies. Les conseillers indépendants ou issus de listes citoyennes se retrouvent souvent en minorité, avec peu de poids réel pour faire bouger les choses. Ce type de démission-coup de gueule reste rare à l’échelon communal.
CE QUI FAIT DÉBAT
Certains voient dans cette démission un acte honnête : mieux vaut reconnaître ses limites que rester assis à rien faire. D’autres critiquent le geste : abandonner son mandat, c’est aussi tourner le dos aux habitants qui ont voté pour toi. La vraie question reste entière : faut-il rester pour changer le système de l’intérieur, ou en sortir pour le dénoncer de l’extérieur ?
POUR ALLER + LOIN
Lis l’article complet sur DHnet. Et si tu veux comprendre comment fonctionne concrètement un conseil communal à Bruxelles — qui vote quoi, qui décide quoi — le site de la commune de Molenbeek détaille l’organisation.
