Saint-Gilles veut bannir la pub pétrole et gaz de ses rues

LES FAITS

La commune de Saint-Gilles envisage d’interdire la publicité pour les énergies fossiles — pétrole, gaz, charbon — dans ses rues et espaces publics. Concrètement : plus d’affiches ni de panneaux pour des voitures thermiques, des compagnies pétrolières ou des offres gaz sur les abribus et panneaux du quartier.

POURQUOI ÇA TE CONCERNE

Tu traînes au Parvis, tu passes par la chaussée de Waterloo ? Si la mesure passe, le paysage publicitaire autour de toi change du tout au tout. Mais c’est aussi plus large que ça : c’est une des premières fois qu’une commune bruxelloise agit directement sur ce que les entreprises ont le droit de te vendre comme rêve dans la rue. Ta génération, qui subira le plus les effets du changement climatique, commence à peser dans ce genre de décisions.

LE CONTEXTE BELGE

En Belgique, la publicité dans l’espace public est une compétence communale : chaque commune décide ce qu’elle autorise sur ses panneaux et abribus. Amsterdam et Édimbourg ont déjà franchi le pas en Europe, mais en Belgique, aucune commune ne l’a encore fait. Saint-Gilles, qui a déjà pris des positions fortes sur la mobilité douce et l’environnement, pourrait être la première à Bruxelles.

CE QUI FAIT DÉBAT

Les opposants parlent de censure commerciale et doutent que ça change vraiment les comportements. Ils soulèvent aussi la perte de revenus publicitaires pour la commune. Les partisans répondent qu’autoriser des pubs pour des produits qui accélèrent la crise climatique, c’est contradictoire quand on demande en même temps aux gens de changer leurs habitudes. Qui paie, au fond, pour ce changement de cap ?

POUR ALLER + LOIN

Info repérée via BruxellesToday. Pour aller plus loin, regarde ce qui s’est passé concrètement à Amsterdam et à Grenoble après leur interdiction — les résultats sont plus nuancés qu’on ne le croit.