Proxénétisme ado à BXL : bien plus de victimes qu’on croit

LES FAITS

Child Focus a bien publié une étude sur le proxénétisme impliquant des ados à Bruxelles. Cette étude, menée en 2019 et disponible en PDF sur leur site, a révélé que les victimes ne sont pas uniquement des jeunes déjà suivis par les services d’aide à la jeunesse. D’autres profils, bien moins visibles, sont aussi dans le viseur des proxénètes, confirmant que le phénomène est plus large qu’on ne le pensait.

POURQUOI ÇA TE CONCERNE

Les proxénètes qui ciblent des ados ne cherchent pas forcément des jeunes en galère depuis longtemps. Ils peuvent s’en prendre à n’importe qui dans ton entourage — ou à toi. Savoir que ça existe autour de toi, c’est déjà une première protection.

LE CONTEXTE BELGE

Child Focus est l’organisation belge de référence pour les enfants disparus ou victimes d’exploitation sexuelle, agissant 24h/24 et 7j/7 pour retrouver les enfants disparus et lutter contre l’exploitation sexuelle, en ligne ou hors ligne. En Belgique, l’exploitation sexuelle de mineurs est sévèrement punie par le Code pénal. Les peines d’emprisonnement varient en fonction de la gravité des faits et de l’âge de la victime, pouvant aller de 1 à 5 ans pour les cas d’exploitation de mineurs dans le cadre de la traite des êtres humains (conformément à l’Article 433quater), et même jusqu’à 15 ans si la victime a moins de 16 ans (selon d’autres articles du Code pénal, comme l’Article 379 pour la débauche ou prostitution de mineurs). Bruxelles, avec ses inégalités sociales marquées, est considérée comme l’une des villes les plus exposées à ce type de trafic. De nombreuses victimes ne parlent pas, ce qui rend les chiffres réels de l’exploitation sexuelle difficiles à estimer en raison de la nature cachée du phénomène et du manque de statistiques fiables.

CE QUI FAIT DÉBAT

Jusqu’ici, les politiques de prévention visaient surtout les jeunes déjà suivis par l’aide à la jeunesse, considérés comme les plus vulnérables. Cette étude remet ça en question : en ciblant uniquement ce public, on laisse d’autres victimes sans filet. Comment repenser la prévention pour toucher tout le monde, pas seulement ceux qu’on a déjà dans le radar ? C’est la question que soulève Child Focus — sans y répondre totalement.

POUR ALLER + LOIN

L’étude complète est disponible sur le site de Child Focus. Si toi ou quelqu’un que tu connais est en danger, appelle le 116 000 (Child Focus, gratuit, 24h/24) ou le 107 (Télé-Accueil, écoute anonyme et gratuite, 24h/24).


Sources vérifiées

  • childfocus.be
  • childfocus.be
  • childfocus.be
  • stop-violence.brussels
  • childfocus.be
  • eghezee.be