LES FAITS
À l’ULB, des centaines d’étudiant·es se sont rassemblé·es pour protester contre le projet de hausse du minerval dans l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles. L’action faisait partie d’une mobilisation plus large contre la fin du gel des droits d’inscription et l’augmentation du montant que tu dois payer chaque année pour t’inscrire à l’unif.
Selon BX1, environ 350 étudiant·es se sont réunis sur le campus de l’ULB pour dénoncer le projet du gouvernement de la FWB de porter le minerval plein à 1.194 € à partir de l’année académique 2026-2027, avec indexation prévue ensuite[2][4][5]. Ce montant correspond au « minerval plein » pour la majorité des étudiant·es qui ne sont ni boursiers, ni en condition modeste, ni dans la catégorie intermédiaire[4][5].
Le Conseil académique de l’ULB a adopté une motion officielle contre ce projet de hausse, soulignant qu’il s’agit d’un « choc financier sans précédent » et demandant un report du décret dans sa forme actuelle[1].
POURQUOI ÇA TE CONCERNE
Si tu veux faire des études sup à Bruxelles ou ailleurs en Fédération Wallonie-Bruxelles, le minerval c’est directement dans ton budget. Le projet actuel prévoit :
• 0 € de minerval pour les étudiant·es boursiers (exemption totale)[2][4].
• 374 € pour les étudiant·es de « condition modeste »[2][4].
• 835 € pour les étudiant·es de la « catégorie intermédiaire »[2][4].
• 1.194 € pour le minerval plein, payé par le reste des étudiant·es[2][4][5].
Le gouvernement vise aussi à faire passer la part d’étudiant·es de « condition modeste » d’environ 1 % aujourd’hui à 10 %, et indique que 22 % des étudiant·es sont boursiers[2]. Autrement dit : suivant la situation financière de ta famille ou ton autonomie, tu ne vas pas payer le même montant, mais pour une grosse partie des étudiant·es, la facture va clairement monter.
LE CONTEXTE BELGE
En Fédération Wallonie-Bruxelles, c’est la FWB qui fixe les montants du minerval par décret et circulaire, et le minerval des universités était gelé à 835 € depuis 2011 pour le tarif « plein »[2][5]. Le nouveau système à quatre tarifs est présenté par la FWB comme un rattrapage de l’indexation gelée depuis 2011 et une réforme « progressive » selon les revenus[4][5].
Concrètement, à partir de 2026-2027, la circulaire officielle de la FWB détaille les quatre montants (0 €/374 €/835 €/1.194 €) et précise qu’ils seront indexés chaque année[4][5]. Les étudiant·es boursiers restent exemptés de minerval, mais le montant plein augmente fortement, ce qui inquiète les universités, les assos étudiantes et les syndicats[1][2][4][5].
L’ULB rappelle aussi qu’environ 1 étudiant·e sur 4 vit sous le seuil de pauvreté, et que cette précarité étudiante rend toute hausse du minerval particulièrement problématique[1].
CE QUI FAIT DÉBAT
Du côté du gouvernement de la FWB, la réforme est défendue comme un moyen de mieux financer l’enseignement supérieur, de rattraper l’indexation manquée depuis 2011 et de rendre le système plus « progressif » en fonction des revenus[4][5]. Des heures de cours supplémentaires et d’autres mesures budgétaires sont aussi liées au même décret-programme[6].
Du côté des étudiant·es, des syndicats et de l’ULB, le cœur du débat c’est l’accès aux études : ils estiment que faire peser une hausse de 40 % sur une partie des étudiant·es crée une barrière financière à l’entrée de l’unif et renforce la précarité, surtout pour celles et ceux qui ne sont pas boursiers mais n’ont pas forcément les moyens de sortir plus de 1.000 € par an[1][2]. La question qui revient partout : qui doit financer l’unif — les étudiant·es via le minerval ou la collectivité via le budget public ?[1][2][4][5]
POUR ALLER + LOIN
Pour comprendre la réforme dans le détail et voir à quel tarif tu appartiens, tu peux checker :
• Les explications d’info-jeunes Bruxelles-J sur le minerval et les quatre catégories (boursier, condition modeste, catégorie intermédiaire, minerval plein)[4].
• La circulaire officielle de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui fixe les montants à partir de 2026-2027[5].
• La motion de l’ULB contre la hausse du minerval, qui résume les inquiétudes des étudiant·es et de l’université[1].
• Le reportage de BX1 sur la manif à l’ULB, avec les images du « péage » symbolique à 1.200 € et les témoignages d’étudiant·es[2].

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