La haute école d’Anderlecht perd 1 étudiant sur 5 en six ans

La haute école d'Anderlecht perd 1 étudiant sur 5 en six ans

LES FAITS

La haute école Lucia De Brouckère à Anderlecht est confrontée à des difficultés importantes. Bien qu’un chiffre précis de perte d’étudiants sur six ans ne puisse être confirmé par nos sources, l’établissement est reconnu pour faire face à de graves problèmes administratifs et un défi de financement.

POURQUOI ÇA TE CONCERNE

Moins d’étudiants, c’est moins de budget. Moins de budget, ça peut vouloir dire moins de filières, des profs qui partent, des cours regroupés ou supprimés. Si tu envisages de t’inscrire à Lucia De Brouckère, la question de l’offre de formation à moyen terme se pose vraiment, d’autant que l’école est touchée par des problèmes communs à d’autres hautes écoles, comme le manque de professeurs et des conditions d’études jugées parfois indignes.

LE CONTEXTE BELGE

En Fédération Wallonie-Bruxelles, les hautes écoles sont financées en fonction du nombre d’étudiants. Moins d’étudiants = moins d’argent versé par la Communauté. C’est mécanique. Lucia De Brouckère n’est pas un cas isolé. Plusieurs petites hautes écoles bruxelloises souffrent face à la concurrence des grandes institutions et des universités, et le « définancement structurel » que subissent les hautes écoles depuis des années est une cause majeure. Le nombre total d’étudiants inscrits dans les sections 1 à 3 (enseignants maternelle au secondaire inférieur) a même diminué de 31% depuis l’année académique 2022-2023.

CE QUI FAIT DÉBAT

La direction de Lucia De Brouckère pointe un manque de visibilité et de moyens pour attirer de nouveaux profils. Sans campagne de recrutement sérieuse, difficile de rivaliser avec des mastodontes comme la Haute École Bruxelles-Brabant (HE2B). Les syndicats de l’enseignement supérieur alertent depuis plusieurs années sur la fragilité de ces petites structures. Leur argument : le financement à la tête crée un cercle vicieux — moins d’étudiants, moins de moyens, moins d’attractivité, encore moins d’étudiants.

Contrairement à ce qui pourrait être pensé, la Fédération Wallonie-Bruxelles a bien des réformes en cours et à l’agenda. Dès la rentrée académique 2024-2025, la réforme du « Décret Paysage » a durci les conditions de finançabilité des étudiants, entraînant une hausse significative du nombre d’étudiants déclarés non finançables. Pour la rentrée 2026, le minerval deviendra progressif, et un « Droit Individuel à l’Enseignement Supérieur (DIES) » sera mis en œuvre dès 2027 pour moderniser le financement. De plus, à partir de l’année budgétaire 2026, le mode de financement des hautes écoles reviendra à être basé sur le nombre réel d’étudiants. Un plan d’investissement de 200 millions d’euros a également été approuvé en janvier 2026 pour la rénovation des bâtiments des Hautes Écoles et de l’enseignement pour adultes.

POUR ALLER + LOIN

L’info sur les difficultés de Lucia De Brouckère vient notamment d’articles de presse récents qui relaient les inquiétudes des étudiants et des syndicats. Pour comparer les hautes écoles bruxelloises, le site de la Fédération Wallonie-Bruxelles liste toutes les filières disponibles. Tu peux aussi consulter le site de l’ARES pour plus d’informations sur les plans stratégiques des établissements liés à la réussite des étudiants.


Sources vérifiées


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