LES FAITS
En Fédération Wallonie-Bruxelles, une partie importante des étudiant·e·s ne poursuit pas dans la même filière après la première année de bachelier. Dans l’enseignement supérieur hors universités, environ 11% des étudiant·e·s de 1ère recommencent une première année en se réorientant, et ce chiffre est de 7% dans les universités (données FWB 2008-2009).[2]
La réorientation est prévue dans les règles officielles de l’enseignement supérieur : si tu te réorientes pendant ou après ta première année de bachelier, tu as droit à une inscription supplémentaire pour terminer ton bachelier (maximum 6 inscriptions pour un bachelier de 180 crédits).[3][6]
Si tu es en bloc 1, tu peux te réorienter jusqu’au 15 février vers un autre cursus sans devoir payer de nouveaux droits d’inscription, même si un ajustement (remboursement ou complément) peut être demandé selon le nouveau programme choisi.[4]
POURQUOI ÇA TE CONCERNE
Tu peux être confronté à une réorientation parce que ta filière ne te plaît plus, parce que tu as des difficultés dans certains cours, ou simplement parce que tu découvres de nouveaux centres d’intérêt après quelques mois dans le supérieur. Les dispositifs de réorientation existent justement pour t’éviter de rester coincé dans des études qui ne te conviennent pas.[3][4][6]
Utiliser ces possibilités (changer de cursus, valoriser des crédits déjà acquis, demander conseil aux services d’orientation) peut t’aider à construire un parcours plus cohérent avec ton projet, au lieu de t’acharner dans une filière qui ne correspond pas à ce que tu veux vraiment faire plus tard.[3][4]
LE CONTEXTE BELGE
En Belgique francophone, l’organisation des études en crédits ECTS permet de valoriser une partie des unités d’enseignement réussies quand tu changes de filière, notamment si les domaines sont proches. Les passerelles entre bachelier et master peuvent impliquer un supplément de formation allant jusqu’à 60 ECTS selon le bachelier d’origine.[4][6]
Les universités comme l’UCLouvain proposent des services d’aide à la réorientation, avec des conseils personnalisés et des explications sur les règles (nombre maximal d’inscriptions, délais pour acquérir les 60 crédits du bloc 1, etc.).[3]
Les règles de finançabilité prévoient que les 60 crédits du bloc 1 doivent être acquis en maximum deux ans sans réorientation, et en maximum trois ans si une réorientation est opérée, avec une inscription supplémentaire accordée en cas de changement de filière.[3][6]
CE QUI FAIT DÉBAT
Un débat récurrent concerne la manière dont on prépare les élèves du secondaire à l’orientation. Des analyses sur le passage du secondaire au supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles montrent que le redoublement et l’abandon restent fréquents, ce qui relance la question d’un accompagnement plus poussé avant l’entrée dans le supérieur.[2][5]
Autre sujet de discussion : jusqu’où doit aller la flexibilité des parcours ? Certain·e·s défendent des règles strictes de finançabilité pour éviter des études qui s’éternisent, tandis que d’autres insistent sur la nécessité de laisser le temps aux jeunes de tester, se tromper et se réorienter sans être pénalisés trop vite.[3][6]
POUR ALLER + LOIN
Si tu envisages de te réorienter, commence par vérifier les règles officielles sur la finançabilité et la réorientation sur le portail « Mes études » et sur les pages réorientation des universités et hautes écoles (par exemple les conseils orientation de l’UCLouvain).[3][6]
Tu peux aussi contacter un service d’information jeunesse ou un service d’orientation de ton établissement pour discuter de ton projet, voir quels crédits peuvent être valorisés et comprendre les implications de ton changement de filière (délais, inscriptions supplémentaires, passerelles bachelier-master…).[3][4]

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