Ton diplôme étranger, il vaut quoi à Bruxelles ? On t’explique !


LES FAITS

Imagine : t’as décroché ton master en communication à Montréal, ou ton bachelier en informatique à Lisbonne. Cool ! Mais une fois de retour à Bruxelles, ton diplôme étranger n’est pas automatiquement reconnu. Pour qu’il ait la même valeur qu’un diplôme belge, que ce soit pour trouver un job, t’inscrire à l’université ou même passer un concours de la fonction publique (genre à la STIB ou au CPAS), tu dois demander une équivalence. C’est le service NARIC-Flandre ou l’ENIC-NARIC Wallonie-Bruxelles (pour la FWB) qui gère ça. Ils évaluent si ton cursus correspond aux exigences belges. Et attention, ce n’est pas gratuit : il faut compter une somme fixe pour le dossier, souvent autour de 200 euros, et ça peut prendre plusieurs mois.

POURQUOI CA TE CONCERNE

Si tu es un jeune Bruxellois qui a fait une partie de ses études à l’étranger, ou si tu viens d’un autre pays et que tu veux t’installer ici, cette procédure est cruciale. Sans équivalence, ton diplôme peut être considéré comme non-valide ou de niveau inférieur, ce qui limite tes opportunités. Par exemple, un employeur ne pourra pas t’engager pour un poste qui exige un diplôme spécifique belge. Pour les études, sans l’équivalence de ton diplôme secondaire, impossible de t’inscrire en supérieur en Belgique. C’est un peu la clé qui ouvre les portes du marché du travail et de l’enseignement supérieur belge pour les diplômes non-européens, mais aussi pour certains diplômes européens qui nécessitent une reconnaissance spécifique pour certaines professions réglementées.

LE CONTEXTE BELGE

En Belgique, l’enseignement est une compétence des Communautés. Donc, tu as le NARIC-Flandre pour la Communauté flamande et l’ENIC-NARIC Wallonie-Bruxelles pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. C’est ce dernier qui t’intéresse si tu vis à Bruxelles et que tu vises une reconnaissance par la FWB. Chaque année, des milliers de dossiers sont traités. En 2022, l’ENIC-NARIC FWB a reçu plus de 10 000 demandes d’équivalence, avec une majorité de demandes venant de pays hors UE, comme le Maroc, le Congo ou la Syrie. Le délai moyen de traitement peut varier de 3 à 6 mois, voire plus si le dossier est incomplet ou complexe. C’est un processus lourd mais indispensable pour l’intégration professionnelle et académique.

CE QUI FAIT DEBAT

Le débat tourne souvent autour de la lenteur des procédures et du coût. Pour un jeune qui arrive à Bruxelles avec peu de moyens, payer plusieurs centaines d’euros et attendre six mois peut être un frein énorme pour trouver un emploi ou s’inscrire à l’université. Certains dénoncent aussi un manque de transparence dans les critères d’évaluation et des décisions parfois difficiles à comprendre. Il y a aussi la question des professions réglementées (médecins, avocats, architectes…) où l’équivalence est encore plus complexe et peut demander des stages ou des examens complémentaires. Les associations d’étudiants et de jeunes migrants plaident souvent pour une simplification et une accélération des démarches, ainsi que pour des aides financières pour couvrir les frais de dossier.

POUR ALLER + LOIN

Le site de l’ENIC-NARIC Wallonie-Bruxelles est ta meilleure source d’infos : www.enic-naric.net/wallonie-bruxelles/. Tu y trouveras les formulaires, les documents à fournir et les tarifs. N’hésite pas à contacter directement leurs services si tu as des questions spécifiques. Pour les jeunes en difficulté financière, certains CPAS peuvent parfois proposer une aide pour couvrir les frais de dossier, renseigne-toi auprès du tien. Des associations comme le CIRÉ (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers) peuvent aussi t’accompagner dans ces démarches complexes. Ne lâche rien, c’est une étape importante pour ton avenir à Bruxelles !

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