LES FAITS
Le CPAS d’Evere va supprimer 23 équivalents temps-plein. Concrètement : moins de personnes pour faire tourner le service, que ce soit via des licenciements, des départs non remplacés ou des réductions de contrat. Huit licenciements économiques sont prévus, 6,5 équivalents temps-plein ne seront pas remplacés, et le reste concerne des subsides non renouvelés.
POURQUOI ÇA TE CONCERNE
Tu habites Evere ou tu connais quelqu’un qui dépend du CPAS pour une aide financière, un logement d’urgence ou un accompagnement social ? Cette réduction peut directement toucher la qualité et la rapidité des services. Moins de personnel, ça veut dire plus de temps d’attente, moins de suivi. Et les jeunes en galère financière ou en recherche d’emploi, c’est souvent les premiers à pousser la porte d’un CPAS. La réforme du chômage, qui redirige des milliers de personnes vers l’aide sociale, risque d’entraîner un « raz-de-marée » dans les CPAS bruxellois, accentuant la pression sur ces services.
LE CONTEXTE BELGE
Les CPAS sont financés à la fois par les communes et par le fédéral. Quand les budgets communaux sont sous pression — et c’est le cas dans beaucoup de communes bruxelloises en ce moment — les CPAS trinquent en premier. En effet, les communes bruxelloises et les CPAS dénoncent un « choc financier sans précédent » qui pourrait atteindre 1,7 milliard d’euros entre 2025 et 2029, avec des compensations jugées insuffisantes. L’année 2025 a marqué un « basculement » dans la situation financière des communes bruxelloises. Evere n’est pas un cas isolé : partout à Bruxelles, les services sociaux de proximité doivent faire plus avec moins, alors que la demande d’aide, elle, ne baisse pas. Les premiers reports de charges dus à la réforme du chômage s’avèrent déjà supérieurs aux premières estimations, pouvant atteindre 50% en moyenne.
CE QUI FAIT DÉBAT
La commune d’Evere affirme que la situation la contraint à ce plan, évoquant un « sous-financement chronique » de la part des autres niveaux de pouvoir. Les syndicats et travailleurs sociaux répondent qu’on ne peut pas tailler dans les effectifs d’un service qui aide les personnes les plus vulnérables sans conséquences humaines directes. La Fédération des CPAS bruxellois s’alarme de cette situation et de ses conséquences pour l’accompagnement des citoyens les plus vulnérables. La vraie question : c’est une nécessité budgétaire inévitable ou un choix politique qui fait porter les économies sur les plus fragiles ?
POUR ALLER + LOIN
Info repérée via BX1, le média bruxellois qui suit l’actu des communes de près et a rapporté la suppression des équivalents temps-plein au CPAS d’Evere le 1er juillet 2025. Tu peux également consulter les communiqués de Brulocalis et de la Fédération des CPAS bruxellois pour suivre l’évolution de la situation financière des CPAS et des communes de la Région de Bruxelles-Capitale.
Sources vérifiées
- bx1.be
- levif.be
- bx1.be
- levif.be
- pouvoirs-locaux.brussels
- pouvoirs-locaux.brussels
